
Cet été, PERT a participé à de nombreux échanges avec des organismes communautaires, des chercheur·euses et des partenaires partout au Québec. Ces rencontres nous ont permis de partager nos recherches tout en approfondissant notre compréhension des enjeux et des possibilités qui façonnent l’emploi et le développement des communautés.
La voix des communautés
Des solutions efficaces en matière d’emploi doivent refléter les réalités quotidiennes des personnes qu’elles visent à soutenir. Cet été, nous avons participé à la retraite Community Builders du Réseau de développement régional (RDR), qui a réuni des organismes provinciaux et régionaux afin de favoriser les échanges, de renforcer les collaborations et de mettre en valeur les initiatives menées dans les différentes régions du Québec.
À cette occasion, notre organisation a pris part au panel de clôture consacré à la partie VII de la Loi sur les langues officielles. Nous avons souligné l’importance de la collaboration entre les organismes communautaires, les décideurs publics et les partenaires afin de créer de meilleures possibilités d’emploi et de développement économique pour les communautés Québécoises d’expression anglaise.
En juin, Morgan Gagnon, directrice du développement organisationnel, a également participé à une table ronde organisée par l’École d’éducation permanente de l’Université McGill réunissant des organismes au service des communautés noires d’expression anglaise de Montréal.
Les discussions ont porté sur les obstacles auxquels font face les adultes noirs dans l’accès à la formation continue et ont mis en lumière l’importance d’intégrer les perspectives communautaires dans la conception des programmes, des services et des politiques. Morgan a présenté les constats des recherches menées par PERT en collaboration avec des organismes dirigés par des personnes noires ou au service de ces communautés, tout en échangeant directement avec les participant·es sur leurs réalités et leurs priorités.
Des données au service des décisions
Cet été, nous avons également rencontré Rebecca Webb, directrice générale du Conseil de l’information sur le marché du travail (CIMT), afin d’explorer des pistes pour améliorer l’accès à l’information sur le marché du travail pour les communautés Québécoises d’expression anglaise.
L’expertise du LMIC en matière de collecte, d’analyse et de diffusion de données de qualité s’inscrit directement dans l’engagement de PERT à produire des recherches qui éclairent les politiques et les pratiques en matière d’emploi. Grâce à cette collaboration, PERT souhaite améliorer la façon dont l’information sur le marché du travail est analysée, diffusée et utilisée afin de mieux comprendre les tendances du marché, cerner les besoins émergents et soutenir des solutions d’emploi plus efficaces.
En rendant ces données plus accessibles et plus pertinentes, ce partenariat contribuera à renforcer la recherche, les analyses et la prise de décision entourant les défis et les possibilités qui touchent les Québécois·es d’expression anglaise.
Une recherche qui éclaire les politiques publiques
Au cours de l’été, PERT a aussi poursuivi son dialogue avec les décideurs publics. Début juin, nous avons rencontré Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, afin de souligner l’importance d’un investissement fédéral soutenu dans les initiatives d’emploi destinées aux communautés Québécoises d’expression anglaise.
Les échanges ont mis en évidence la valeur d’une approche communautaire, conçue par et pour les communautés, en matière de développement des compétences et d’apprentissage du français. Une telle approche tient compte des réalités locales, favorise la participation économique et contribue à la productivité à long terme.
La rencontre a également porté sur les possibilités d’améliorer la collaboration entre les gouvernements du Canada et du Québec afin de faciliter l’accès des organismes communautaires au financement et de renforcer leur capacité à offrir des services d’emploi, notamment dans le contexte des exigences administratives liées à la loi M-30. Ces discussions s’inscrivent dans le prolongement du mémoire prébudgétaire fédéral de PERT, qui recommande des mécanismes de financement permettant aux organismes communautaires de bénéficier pleinement des investissements fédéraux et d’offrir des services aux personnes qui en ont le plus besoin.
En améliorant l’accès à des services adaptés, le Québec pourrait mobiliser le potentiel de plus de 28 000 travailleuses et travailleurs qualifiés supplémentaires, contribuant ainsi à répondre aux importantes pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs essentiels comme la santé, le logement et les infrastructures.
Nous avons également rencontré Kelly Burke, commissaire aux langues officielles du Canada, lors de sa visite à Montréal en juin. Notre échange a porté sur les conséquences économiques des écarts persistants en matière d’emploi et de revenu qui touchent les Québécois·es d’expression anglaise. Selon le rapport La situation en matière chez les Québecois·es d’expression anglaise de PERT, combler ces écarts pourrait générer près de 1,5 milliard de dollars par année pour l’économie Québécoise, tout en renforçant la vitalité de cette communauté.
À venir
Les prochains mois offriront de nouvelles occasions de diffuser nos recherches, de mobiliser nos partenaires et de faire progresser des solutions pour renforcer la main-d’œuvre Québécoise.
Cet automne, PERT publiera une nouvelle étude sur les expériences des jeunes Québécois·es d’expression anglaise sur le marché du travail. S’appuyant sur les données du Recensement, des sondages et des consultations menées auprès de jeunes partout au Québec, cette recherche mettra en lumière les obstacles qu’ils rencontrent au début de leur parcours professionnel, tout en identifiant des pistes pour favoriser leur participation au marché du travail et leur rétention au Québec.
Nous publierons également une étude portant sur les expériences en emploi des femmes d’expression anglaise sans emploi à Montréal et éloignées du marché du travail. Réalisée en collaboration avec le Y des femmes de Montréal, cette recherche examinera l’influence du genre, de la langue et de l’accès aux services sur les parcours d’emploi, tout en proposant des pistes concrètes pour réduire les obstacles et élargir les possibilités d’intégration professionnelle.
À l’approche des élections Québécoises de 2026, PERT poursuivra la diffusion de ses résultats de recherche et de ses recommandations afin de contribuer aux discussions sur la participation au marché du travail, le développement des compétences et une croissance économique plus inclusive.
Nous avons hâte de poursuivre notre collaboration avec nos partenaires au cours des prochains mois et de continuer à produire des recherches qui contribuent à améliorer les perspectives d’emploi des communautés Québécoises d’expression anglaise.
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