Morgan Gagnon, Directrice des politiques
et de la recherche, Table ronde provinciale
sur l’emploi – PERT
Adrita Rahman, Associé de recherche
sur les politiques, Table ronde provinciale
sur l’emploi – PERT
Connor McLevy, Stagiaire en recherche
sur les politiques, Table ronde provinciale
sur l’emploi – PERT


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Bien que des recherches récentes aient remis en question l’idée selon laquelle les Québécois d’expression anglaise jouissent d’une situation socioéconomique plus favorable que les francophones de la province, le rôle précis de la maitrise linguistique demeure peu exploré. Ce rapport vise à combler cette lacune en démontrant que, au sein des deux principales communautés linguistiques du Québec, le bilinguisme — et son pendant, l’unilinguisme — est étroitement lié à l’emploi et aux résultats économiques. Plus précisément, si globalement les Québécois d’expression anglaise sont désavantagés sur le marché du travail, les unilingues anglophones figurent parmi les plus touchés par ces disparités.
Nos principales conclusions sont les suivantes:
- Les Québécois d’expression anglaise unilingues représentent 5,3 % de la population totale de la province et 4,8 % de sa population active.
- Les Québécois d’expression anglaise unilingues ont tendance à travailler dans des secteurs et des professions où la maitrise du français est moins exigée : leurs trois principaux secteurs d’activité sont l’industrie manufacturière (11,9 %), les services professionnels, scientifiques et techniques (11,4 %) et le commerce de détail (9,6 %).
- Le taux de chômage des Québécois d’expression anglaise unilingues est de 13,5 %, soit environ le double de celui des francophones unilingues (7,3 %) et des francophones bilingues (6,6 %).
- Le taux de pauvreté des Québécois d’expression anglaise unilingues est de 15,7 %, soit environ le triple de celui des francophones unilingues (6,2 %) et des francophones bilingues (5,3 %).
- Les Québécois d’expression anglaise unilingues ont un revenu d’emploi médian de 24 000 dollars, soit 8 800 dollars de moins que les francophones unilingues et 17 600 dollars de moins que les francophones bilingues.
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