Un nouveau rapport met en lumière les obstacles qui limitent la participation des femmes d’expression anglaise au marché du travail montréalais

2026 - 09 - 30 Communiqué de Presse

Un nouveau rapport met en lumière les obstacles qui limitent la participation des femmes d’expression anglaise au marché du travail montréalais

Une étude fait état d’un taux de chômage plus élevé, de revenus plus faibles et de lacunes en matière de formation en français et de services d’aide à l’emploi

MONTRÉAL, 1er octobre 2026 — Alors que le Québec cherche à renforcer sa main-d’œuvre et à favoriser la pleine participation de la population à l’économie, une nouvelle étude de la Provincial Employment Roundtable (PERT) met en lumière les obstacles persistants auxquels sont confrontées les femmes d’expression anglaise sans emploi ou éloignées du marché du travail à Montréal.

Le rapport Vers un avenir plus inclusif : Comprendre les défis et les besoins des femmes d’expression anglaise au chômage et éloignées du marché du travail à Montréal, réalisé avec le soutien du Y des femmes de Montréal, examine la manière dont le genre et l’identité linguistique se croisent pour façonner l’accès des femmes à l’emploi, au revenu et à la sécurité économique. L’étude s’appuie sur les données du recensement, une analyse de l’environnement ainsi que des entrevues et des groupes de discussion menés auprès de 30 femmes d’expression anglaise sans emploi ou éloignées du marché du travail à Montréal.

Le rapport révèle que les femmes d’expression anglaise à Montréal sont confrontées à d’importantes disparités sur le marché du travail. Leur taux de chômage s’élevait à 11,6 %, comparativement à 8,9 % chez les femmes d’expression française, tandis que leur revenu d’emploi médian était de 27 000 $, soit 5 400 $ de moins que celui des femmes d’expression française et 5 800 $ de moins que celui des hommes d’expression anglaise.

Ces difficultés persistent malgré des niveaux relativement élevés de scolarité et de bilinguisme. Parmi les femmes d’expression anglaise sans emploi recensées dans les données du recensement, 66,3 % détenaient un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires et 60,6 % se considéraient bilingues.

« Le Québec ne peut pas se permettre de laisser de côté des travailleuses qualifiées et expérimentées », a déclaré Sta Kuzviwanza, directrice générale de la PERT. « Les femmes dont il est question dans cette étude souhaitent participer au marché du travail, améliorer leur français et contribuer à l’économie québécoise. Le défi consiste à s’assurer que les bonnes mesures d’accompagnement et les bons parcours sont accessibles pour les aider à y parvenir. »

La maîtrise du français s’est révélée être le principal obstacle à l’emploi. Les 30 participantes à l’étude ont identifié leurs compétences en français comme un défi important dans leur recherche d’emploi. Certaines se considéraient déjà comme bilingues, mais estimaient que les employeurs ne reconnaissaient pas leur niveau de français. Les participantes ont souligné la nécessité d’offrir des possibilités d’apprentissage du français plus accessibles, pratiques et axées sur le milieu de travail, notamment des occasions de développer leurs compétences conversationnelles et leur vocabulaire propre à leur secteur d’activité.

L’étude souligne également l’importance de tenir compte de facteurs qui vont au-delà de la langue. Les responsabilités liées aux soins, l’accès aux services de garde, les pratiques d’embauche, les interruptions dans le parcours professionnel et le coût d’une reconversion ou d’un perfectionnement peuvent tous avoir une incidence sur la capacité des femmes à intégrer ou à réintégrer le marché du travail. Il faut également développer davantage de partenariats avec les employeurs afin d’offrir des stages de courte durée ou des possibilités d’observation en milieu de travail aux personnes qui apprennent le français, ainsi que de mieux sensibiliser les gestionnaires responsables de l’embauche afin qu’ils puissent évaluer adéquatement les compétences linguistiques des personnes en apprentissage. Le rapport souligne également l’importance de veiller à ce que les femmes d’expression anglaise puissent accéder à des services d’aide à l’emploi en anglais qui sont en mesure de répondre à l’ensemble de ces obstacles interreliés.

Le rapport recommande d’accroître les investissements dans les services d’aide à l’emploi en anglais, d’élargir l’accès à des formations pratiques en français axées sur le milieu de travail, de rendre la requalification et le perfectionnement professionnel plus accessibles financièrement, et de renforcer l’accès aux services de garde et à d’autres mesures de soutien complémentaires. Il recommande également de renforcer les partenariats entre les employeurs et les fournisseurs de services d’aide à l’emploi en anglais afin de créer des parcours plus clairs entre la formation, l’accompagnement vers l’emploi et l’intégration au marché du travail.

« Favoriser l’apprentissage du français et améliorer la participation au marché du travail ne devraient pas être considérés comme des objectifs contradictoires », a ajouté Mme Kuzviwanza. « Donner aux personnes les moyens de travailler avec confiance en français, tout en veillant à ce qu’elles puissent accéder à des services d’aide à l’emploi en anglais lorsque nécessaire, peut renforcer à la fois les travailleuses et l’économie québécoise. »

Le rapport montre que l’amélioration des résultats en matière d’emploi pour les femmes d’expression anglaise représente une occasion de mobiliser une main-d’œuvre scolarisée et expérimentée, de renforcer sa capacité à travailler en français et de faire en sorte que le Québec puisse tirer pleinement parti des talents déjà présents sur son territoire.

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À propos de PERT

La Table ronde provinciale sur l’emploi (PERT) est un organisme à but non lucratif qui œuvre à relever les défis et à saisir les possibilités liés à l’emploi au sein des communautés québécoises d’expression anglaise. Par ses activités de recherche, de mobilisation des parties prenantes et de développement de programmes, la PERT collabore avec des organismes communautaires, des établissements d’enseignement, des fournisseurs de services d’aide à l’emploi, des employeurs et les gouvernements afin de favoriser l’inclusion à long terme des personnes d’expression anglaise sur le marché du travail québécois.

À propos du Y des femmes de Montréal

Fondé en 1875, le Y des femmes de Montréal œuvre à bâtir un avenir meilleur pour les femmes, les filles et leurs familles grâce à des services et à des initiatives dans les domaines de l’emploi, de l’hébergement, de la jeunesse et de l’action communautaire, qui s’attaquent à l’exclusion, aux inégalités et à la violence envers les femmes et les filles.

Contact médias

Chad Walcott
Directeur des affaires publiques
Table ronde provinciale sur l’emploi (PERT)
Courriel : chad@pertquebec.ca